Il était 2heures du matin, les lignes du service à la clientèle de la compagnie cellulaire n’arrêtaient pas de sonner. Les employés de nuit qui sont habitués à toute sorte de farce des clients se demandaient ce soir quel était cette mauvaise blague : « des dizaines de gens appelaient pour demander de mettre une carte sur leur téléphone pour appeler au moins une dernière fois leur famille ». C’était une catastrophe. L’eau ravageait tout sur son passage : bétails, plantations, enfants et adultes. Tous, ensemble filaient vers une destination inconnue au gré de ce courant qui les emportait.
2heures 30, l’appel crucial de la soirée : « Monsieur ne me laissait pas mourir, s’il vous plait laissez-moi parler à ma fille ou à ma mère. C’est sans espoir, laissez-moi leur parler au moins une dernière fois. S’il vous plait mettez une carte sur le téléphone. Deux minutes me suffiront amplement » . Triste supplication. Vaine plaidoirie. Et l’agent formé à cet effet devait comme un robot froid répondre au client : « Mesye mwen konpran ou, men nou pa ofri sevis sa ».
Bien sur Nou pa ofri sevis sa, yo pa ofri sevis sa. Mais de quel service s’agissait-il véritablement. Mettre gratuitement des minutes additionnelles sur un téléphone au risque de ne pas trouver l’autre abonné par suite d’encombrement ou tout simplement la « VIE ».
Nou pa ofri sevis sa, Nou pa ofri LAVI bo isit.
Voici de quoi il s’agit véritablement, Le client aurait souhaité certes vouloir se réconcilier avec sa fille, finalement pardonner à sa mère pour pouvoir ensuite remettre son âme à Dieu et partir en paix. Mais yo pa ofri sevis sa. Les démons auront donc raison de lui. Le service du pardon, de la compréhension, de l’amour et du désintéressement n’est pas offert. Il faut payer, payer pour vivre, payer pour mal vivre et même payer pour ne pas vivre.
2/11/2009 1:30 PMGodenson wrote:
WAW C poignant ton texte! Surtout lorsqu'il parle vrai et nous touche si fort...! " Il faut payer, payer pour vivre, payer pour mal vivre et meme payer pour ne pas vivre" wow epoustouflant, et encore felicitations !!
" AYITI KA CHANGE"
Si nou tout pran consyans
depi kilèpeyi a nan tyans
avek anpil chans Ayiti gen plis chans
Si nou sispan wè lanvè
Si nou sispan fè lagè
Si nou deside fè lapè
Ayiti ka wè klè
Si nou sispan pran pouvwa pou plen poch
Sinou sispan viv nan debòch
Si ou menm avè'm vle viv pròch
Ayiti ka sispan peyi banbòch
Si nou pito travay lakay
pou nou jwen lamanjay
Olye nal pase tray kay vwasinay
Ayiti ka rive yon bagay
si nou sispan fè sak pa sa
Si nou sispan piye kès leta
Si nou rekonèt ke tout moun gen dwa
Ayiti leve lavwa
Si nou sispan kwè nan je pete klere
pan dròg pou bliye
kwè salte se bèlte
Ayiti ka libere
Si nou sonje Ayiti pase
Si nou reyalise jodi a sa li ye
Demen'l ka leve kanpe
oui
AKyon ti kras konsyan
Si nou gen bon sans
Ayiti ka gen sans
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Bon bagay Penina! kenbe la!
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NOU PA OFRI SEVIS SA
Il était 2heures du matin, les lignes du service à la clientèle de la compagnie cellulaire n’arrêtaient pas de sonner. Les employés de nuit qui sont habitués à toute sorte de farce des clients se demandaient ce soir quel était cette mauvaise blague : « des dizaines de gens appelaient pour demander de mettre une carte sur leur téléphone pour appeler au moins une dernière fois leur famille ». C’était une catastrophe. L’eau ravageait tout sur son passage : bétails, plantations, enfants et adultes. Tous, ensemble filaient vers une destination inconnue au gré de ce courant qui les emportait.
2heures 30, l’appel crucial de la soirée : « Monsieur ne me laissait pas mourir, s’il vous plait laissez-moi parler à ma fille ou à ma mère. C’est sans espoir, laissez-moi leur parler au moins une dernière fois. S’il vous plait mettez une carte sur le téléphone. Deux minutes me suffiront amplement » . Triste supplication. Vaine plaidoirie. Et l’agent formé à cet effet devait comme un robot froid répondre au client : « Mesye mwen konpran ou, men nou pa ofri sevis sa ».
Bien sur Nou pa ofri sevis sa, yo pa ofri sevis sa. Mais de quel service s’agissait-il véritablement. Mettre gratuitement des minutes additionnelles sur un téléphone au risque de ne pas trouver l’autre abonné par suite d’encombrement ou tout simplement la « VIE ».
Nou pa ofri sevis sa, Nou pa ofri LAVI bo isit.
Voici de quoi il s’agit véritablement, Le client aurait souhaité certes vouloir se réconcilier avec sa fille, finalement pardonner à sa mère pour pouvoir ensuite remettre son âme à Dieu et partir en paix. Mais yo pa ofri sevis sa. Les démons auront donc raison de lui.
Le service du pardon, de la compréhension, de l’amour et du désintéressement n’est pas offert.
Il faut payer, payer pour vivre, payer pour mal vivre et même payer pour ne pas vivre.
Yo pa ofri sevis sa,
men ki kote ki ofri l
E pou ki moun li la.
girovna
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WAW C poignant ton texte! Surtout lorsqu'il parle vrai et nous touche si fort...! " Il faut payer, payer pour vivre, payer pour mal vivre et meme payer pour ne pas vivre" wow epoustouflant, et encore felicitations !!
Godenson
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